DANS LA MARGE

et pas seulement par les (dis) grâces de la géographie et de l'histoire...

mardi 29 décembre 2009

P. 216. 2009, du "Concert" à Laurence Thirion... (1)

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Signy-le-Petit, kiosque sous la neige (Ph. JEA / DR).

151 pages en une année, soit...
et quels furent les 12 billets
les moins solitaires ??? (1)

Les classements et autres remises de prix n'ont évidemment pas leur place ici. Il n'y a ni podium ni éclats de projecteurs. Juste le kiosque vide de Signy-le-Petit.
Mais à la question de savoir quelles pages ont été les plus parcourues en 2009, voici la réponse des "statistiques". Froides et roides.
Ces pages "favorites" sont rappellées ici en ordre décroissant.

Affiche du film (DR).

1/ P. 191 : "Le Concert".

Radu Mihaileanu :

- « Il {l'humour} est une arme joyeuse, ludique et intelligente, une gymnastique de l’esprit contre la barbarie et la mort, une fracture de la tragédie qui en est sa sœur jumelle. De fait, dans le film, l’humour vient d’une blessure qui s’est produite il y a trente ans, dans l’URSS de Brejnev. A l’époque, les personnages ont été humiliés et mis à terre. Leur volonté de se remettre debout et de regagner leur dignité passe aussi par l’humour. Au-delà de leur tragédie, les protagonistes du Concert ont la force d’aller jusqu’au bout de leurs rêves grâce à l’humour. C’est pour moi la plus belle manifestation d’énergie vitale ».

Cette page a été publiée pour l'avant-première à Bruxelles et avant la diffusion en France. Rien ne laissait alors prévoir (pour un profane du cinéma et des arcanes des distributions) que le public allait distinguer l'îlot de ce film au milieu de l'océan des productions commerciales.
Mais aujourd'hui, ce billet ayant perdu son caractère précurseur, il n'est plus qu'une goutte dans le bocal des multiples blogs ayant célébré l'humour judéo-roumain du réalisateur...

Affiche du film (DR).

2/ P.190. "Les Barons".

Aurore Engelen :

- "Evènement cette semaine dans les salles belges : la smala des Barons débarque en force, bien décidée à en découdre avec le public. Suite au succès d’Eldorado l’été dernier, la Belgique francophone espère un nouveau phénomène, et le film de Nabil Ben Yadir fait office de sérieux concurrent. Les Barons, c’est une plongée sous gaz hilarant dans les profondeurs d’une Bruxelles sur son trente-et-un, une Bruxelles trop peu vue sur grand écran, qui se révèle un terrain de jeu idéal, quelque part entre Brooklyn et le Montmartre d’Amélie. Drôle de croisement pour un drôle de film, dont les protagonistes prônent le sur-place pour mieux avancer. Une comédie tout public de façon presque militante, qui voudrait réunir tout le monde, et qui s’amuse et (nous amuse) à faire fi des tabous culturels. L’influence, c’est Rabbi Jacob, l’humour comme dynamite des clivages communautaires. Ben Yadir revendique la "plus-Value Informative" de son œuvre. C’est un peu son histoire fantasmée qu’il raconte, un film avec des morceaux de vraie vie dedans. Il s’interroge sur une génération de jeunes belges issus de l’immigration qui ne se demandent plus d’où ils viennent mais bien où ils vont."
(Cineuropa, 4 novembre 2009).

Depuis cette page, le film a crevé les écrans belges aussi bien en Flandres, qu'à Bruxelles et en Wallonie (et ça, il faut le faire !!!). Par contre, doctement interrogée sur son identité et tournant en rond au long de débats-défouloirs, la France n'a pas encore ouvert ses frontières aux Barons. Attention, ce cinéma est subversif : il fait rire et réfléchir. Sur des sujets devenant lames de rasoir si on les néglige, les fuit, les malmène, les ignore, les livre aux préjugés...

Reste ce regret : un film pour chacune des deux pages les plus ouvertes. Pas de littérature. Ni d'histoire. Ni d'ardennaiseries. Ni de photos. Ni de poésie.
Voilà. Il est à supposer que les moteurs de recherches jouent dans les coulisses d'internet. Mais la quantité n'est qu'un thermomètre. Il n'existe heureusement pas d'instruments pour mesurer les plaisirs individuels éprouvés à la lecture d'un mot, à la découverte d'un instantané...

Image des Noces Rouges : Claude Piéplu, Claude Chabrol et Michel Piccoli (DR).

3/ P. 92. Claude Piéplu à Signy-le-Petit.

Introduction :

- Certes Parisien de chez les Parisiens, Claude Piéplu ne dédaignait pas (que du contraire) venir respirer l'air libre des Ardennes. En souvenir de sa mère qui, à partir des 11 ans du gamin espiègle, l'éleva seule. Or elle était originaire de Signy-le-Petit. CQFD...
La Médiathèque de la Communauté de Communes de Signy-le-Petit a reçu, pour son inauguration, le nom de Claude Piéplu. Lui qui était contestataire, et pas qu'un peu, ne se serait pas senti trahi par cet espace de découvertes et de connaissances sans pédanterie ouvert au fin fond des Ardennes. Pour entrer dans cette Médiathèque, il vous suffit de cliquer : ICI. La surface d'une page de ce blog ne permet guère de se souvenir de plus d'un dizième des longs métrages de fiction ayant le nom de Piéplu à leur affiche. C'est forcément réducteur et discutable dans le choix. C'est néanmoins mieux que rien, non ?

Avec au programme :
- Les Copains, d'Yves Robert.
- Le charme discret de la bourgeoisie, de Luis Bunuel.
- Section spéciale de Costa-Gavras.
- Les Galettes de Pont-Aven, de Joël Seria.

La carte de la gare de Montoire envoyée au Canard par les bons soins de Dominique Hasselmann (Doc. D. Hasselmann).

4/ P. 198. Dominique Hasselmann : "Une si jolie carte postale".

Présentation :

- Grand chasseur de clous devant l'éternité. Photographe mettant un Paris authentique en chambre noire. Attentif à libérer grâce à son objectif des envolées entières d'oiseaux qui sortent de tous les ordinaires. Ecriture acide pour les pouvoirs qui s'imaginent déjà (presque) tout permis. Poète randonneur. Illustrateur de nos heures les plus grises comme les plus arc-en-ciel.Tel est Dominique Hasselmann. Son "Chasse-clou" est un canard déchaîné quotidiennement sur la toile.

Ce billet inaugura les "pages nomades" signées par d'autres blogueurs (masc. gram.) émérites.
Ou comment une carte postale de gare présente un acte majeur de la collaboration pétainiste en pseudo victoire française. "Maréchal, nous voilà" encore et toujours. C'était sans compter avec l'oeil objectif (ou l'objectif de l'oeil) de Dominique Hasselmann. Et sans avoir prévu les vagues soulevées par une réaction virulente dans l'irremplaçable Canard...

Extrait :

- "La semaine suivant la publication de l’image révisionniste, Le Canard enchaîné indiquait que la Maison de la presse de Montoire-sur-le-Loir avait été dévalisée de tout son stock de cartes postales (images précieuses à conserver) reproduisant la gare locale.
Un courant de la même veine alimenta Le Canard enchaîné pendant plusieurs semaines soit avec la photo d’une bouteille de vin portant une étiquette « pétainiste », soit avec la reproduction d’autres objets douteux en vente libre dans notre beau pays.
Comme l’avait proclamé le Maréchal Pétain, le 17 juin 1941 : « Français, vous avez vraiment la mémoire courte ! »

Tania, Clopine et Zoé Lucider, autres pages nomades ayant succédé à celle-ci et donc publiées depuis trop peu de semaines, n'ont pas encore pu atteindre les sommets hasselmanniens...

Caricature de Charles Trenet dans le Réveil du Peuple : de quoi furent capables les collabos qui le dénoncèrent - à tort - comme juif (DR).

5/ P. 85. Quand pour les antisémites, Charles Trenet devait s'appeler... Netter !

Jean Boisset :

- "Charles Trenet est de retour à Paris. Certains journaux, jadis, ont laissé entendre qu'il ferait sa rentrée au micro de Radio-Paris. Ce qui serait un peu farce, M. Trenet s'appelant, sauf erreur, Netter (dont Trenet est l'anagramme) et étant, paraît-il, petit-fils de rabbin. Patientons..."
(Réveil du Peuple, 31 janvier 1941).

Une page pénible qui à travers l'exemple d'un grand nom de la chanson française, montre combien l'antisémitisme est odieux. Dans ses méthodes. Par son vocabulaire. Dans sa haine implacable. De plus, à l'époque des collabos, ce genre de délation conduisait le plus souvent à la déportation, à la "solution finale"...

Mais Trenet n'était pas juif, se dédouana auprès de Vichy en écrivant une "Marche des Jeunes", ce qui n'empêcha pas l'interdiction de son "Si tu vas à Paris" :
- "Si tu vas à Paris,
Dis bonjour aux amis
Et dis-leur que mon coeur
Est toujours fidèle.
Si tu vois mon quartier,
Plus beau que l'monde entier,
Si tu vois ma maison,
Chante-lui ma chanson nouvelle.
Si tu vois mon bistrot
Et ma station d'métro,
Si tu vois rue Lepic
Ma concierge Sylvie,
Dis-leur qu'un jour viendra,
P't-être demain, on s'sait pas,
Où je r'viendrai chez moi,
Où j'pourrai r'voir tout ça
Pour la vie."

Affiche (DR).

6/ P. 168. "L' Armée du crime".

S'il est une page ratée, ce serait celle-ci. Rédigée par sympathie pour Guédiguian. Sans avoir vu le film. Donc en méconnaissance de cause. Sur une impulsion trop émotive.
Résultat : après moins d'une semaine, des échos comme autant de mises en garde (dans les commentaires et en provenance du Comité Français pour Yad Vashem dont Madeleine Peltin-Meyer est l'une des bénévoles). Pour faire court : le cinéaste s'empare de personnages et des faits historiques (et combien douloureux) pour leur faire accomplir des allers et des retours dans la fiction. Des confusions en découlent. Guédiguian ne respecte même pas des dates commes celles des rafles. Au point de blesser des survivants, des descendants et des proches de ceux de l'Affiche rouge. C'est en leur nom qu'Elise Frydman mit les points sur les i de l'histoire. Celle des persécutés et des fusillés, des résistants et des étrangers morts pour la France.


Lettre ouverte d'Elise Frydman :

- "Je m'appelle Elise Frydman, la fille de Mme Frydman que vous citez dans votre film, L'Armée du crime. Je suis également la cousine germaine de Marcel Rayman. Lui m'a connue quelques mois (je suis née en mai 1942) ; moi, malheureusement pas, j'étais un bébé. Cependant, j'ai vécu plusieurs années avec Simon Rayman lorsqu'il est rentré des camps et qu'il habitait chez mes parents. Ses copains rescapés venaient souvent chez nous, rue des Immeubles-Industriels : Jean Lemberger, Maurice Weimberg, André Terreau…
Simon parlait tout le temps de son frère, de ses parents. Ma mère parlait de ses frères et sœurs. J'ai vécu toute mon enfance avec leurs souvenirs. Je buvais leurs paroles. Ils ont toujours été présents en moi.
Simon n'était pas le petit falot qui suivait toujours son grand frère en suçant un bâton de réglisse. A 14 ans, il mesurait 1m75, il était déjà dans la Résistance. A 15et 16 ans, il était responsable de groupes du XIe arrondissement et de plusieurs actions et attentats (documents à l'appui).
Bien que l'image que vous donnez de mon cousin Simon, qui a fait partie de ma vie jusqu'à sa mort en 2005 (image que vous avez transformée pour coller avec votre interprétation de l'histoire) soit pour le moins grotesque, ce n'est rien comparé à celle, scandaleuse, que vous inventez concernant mon cousin Marcel et son aventure amoureuse.
Je vous ai entendu sur France Culture, dans l'émission de Michel Ciment, citer vos sources d'information et de documentation avant la réalisation du film. Notamment Adam Rayski, Stéphane Courtois et Denis Pechanski. Il ne vous a donc pas échappé qu'il y a eu de nombreux témoignages se recoupant, concernant Lucienne Goldfarb. Simon a aussi écrit un témoignage sur ce qu'il a vécu en tant que résistant et déporté. Dans ce document, il dit que Marcel et lui se sont toujours méfiés de cette fille qui voulait intégrer leur réseau. Adam Rayski l'a souligné également à maintes reprises.
Je suis étonnée que vous n'ayez pas eu la curiosité de rencontrer des témoins encore vivants et faisant partie de la famille, dont Madeleine Peltin-Meyer, ma cousine, alors très proche de Simon et Marcel. Elle avait 12 ans en mars 1943 quand elle a vu sa mère, son père et sa tante arrêtés sur dénonciation de l'appartement de mes parents.
Jamais personne de ma famille ou de notre entourage, avant, pendant, ou après la guerre, n'a fait état d'une relation entre Marcel et Lucienne Goldfarb. Je m'interroge sur la source qui vous a amené à imaginer une telle relation. Lors de leur arrestation le 20 mars 1943, des témoins, dont Henri Krasucki, ont vu Lucienne Goldfarb se promener et plaisanter avec des policiers de la Brigade spéciale de Puteaux.
Vous vous êtes longuement entretenu avec Henry Karayan qui, comme vous le savez, a bien connu Marcel puisque celui-ci était son instructeur. D'ailleurs, Henry a certainement dû vous dire que Marcel n'était pas ce Lucky Luke exalté que vous avez bien voulu décrire (par le biais de Robinson Stévenin, excellent malgré tout) mais au contraire un jeune homme déterminé, réfléchi, prêt à tout pour vivre. Et non pas pour mourir.
Pourquoi n'avez-vous pas demandé à Henry Karayan s'il connaissait des membres de la famille Rayman ? Nos témoignages valent certainement autant que d'autres sources. J'ai été très surprise d'autre part que vous changiez le nom de Lucienne Goldfarb en Monique Stern alors que celui de ma mère, Mme Frydman, ne change pas, ni ceux des résistants.
Non, j'oubliais, Davidovitch, celui qui a dénoncé le réseau à la Gestapo en octobre 1943, devient Petra et l'inspecteur Piget… Pujol. Bizarre ! D'autant que vous ne citez pas la lettre de Manouchian jusqu'au bout alors qu'il dit ne pas pardonner "à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus" (une impasse qui a particulièrement choqué Henry Karayan).
Vous vous êtes beaucoup répandu dans la presse, à la radio, à la télévision en disant, entre autres choses, que votre film était un film historique. Il est vrai, cependant, que vous prenez vos précautions en annonçant, en conclusion, avoir commis quelques arrangements avec les faits réels, mais afin que ces résistants entrent dans la légende. Ces héros n'ont pas besoin de légende, monsieur Guédiguian, ils ont surtout besoin de vérité."

(s) Elise Frydman
(Le Monde, 26 novembre 2009).


NOTE :

(1) Les six autres pages seront présentées dans un prochain billet. Elles concernent :
- John William,
- le premier mai à Fourmies,
- les photographies de Nicole Bergé,
- Tintin et son musée chasse gardée,
- les SS qui finissent quand même par mourir,
- et le premier roman de Laurence Thirion.

15 commentaires:

brigetoun a dit…

c'est vrai que ce serait intéressant d'avoir un compteur qui identifie les textes vus - j'en avais un qui se contentais de dénombrer les passages sur le blog, sans détail, et le l'ai supprimé parce que la diminution me minait le moral, idiotement

JEA a dit…

@ brigetoun

à vrai dire, je n'avais jamais eu jusqu'ici l'idée de jeter un coup d'oeil sur cette "analyse"
personnellement, elle ne me laisse pas non plus indifférent quand je vois les pages auxquelles je tiens le plus, être parmi les moins lues...

Elisabeth.b a dit…

Cher JEA, les moteurs de recherche ont leur logique. Fourmies a peut-être attiré des curieux d'insectes, Tintin un amoureux éconduit qui voulait vérifier que sa belle l'envoyait bien chanter là-haut sur la colline.

L'intérêt, le temps passé à lire une page, à y revenir sont plus difficiles à évaluer. Comme la trace de vos belles Mo(t)saïques dans les pensées de vos lecteurs.
Notes, livres achetés, questions posées ailleurs...
L'essentiel est-il soluble dans les statistiques ?

JEA a dit…

@ Elisabeth.b

Vous avez raison : l'essentiel échappe heureusement aux unités de mesures.
Et sur les 6 premières pages, celles de Piéplu, de Dominique Hasselmann et de Trenet me réjouissent.
Enfin, nous n'allons pas tomber dans les pièges des titres accrocheurs, des sujets barnumesques, des campagnes (ardennaisses) défigurées par les publicités...

Tania a dit…

Je suis charmée, cher JEA, par le kiosque sous la neige de Signy-le-Petit.

Les statistiques ne peuvent donner que ce qu'elles ont, des chiffres, comme les listes des meilleures ventes de livres.

Aussi quand je regarde celles de mon blog, j'imagine celui qui y est arrivé par erreur, celle qui cherchait simplement une photo, ceux qui veulent une information rapide. Mais rien - heureusement il y a les commentaires - sur les lecteurs réguliers muets du clavier, sur le temps passé à lire ou à relire ou à survoler, rien sur ce qui fait revenir ou s'enfuir - et qu'importe?

Chaque blog est une invitation à rouvrir la porte ou à passer son chemin, en toute liberté.

JEA a dit…

@ Tania

un toit quand tombe un mélange subtil de neige et de pluie verglassante
une fenêtre quand le monde préfère les murs
un verger quand les fruits manquent de papillons...

noel a dit…

Les conteurs enchantent,
les compteurs les désespèrent.

JEA a dit…

@ noël

et la bonne amitié en partage...

zoé lucider a dit…

Ne comptez pas sur moi pour vous en conter: ce que vous racontez compte beaucoup pour nos propres contes et si décompte il y a c'est sans compter tous vos accomptes à compte d'auteur au bas de nos petits contes nègres

Saravati a dit…

Décidément, j'ai essayé de poster un commentaire et il n'est pas passé. Je le réécris mais pas du tout de la même manière, la première intuition est souvent la meilleure ...
Je disais que les chiffres n'ont pas d'âme, ils n'expriment que la froideur des numéros, ils n'ont en eux ni intensité, ni émotions ...
On leur fait dire ce que l'on attend d'eux, on les manipule dans des buts inavoués ou inavouables ...
Mais nous ne sommes pas dans ce registre chez vous.
Merci de cette découverte permanente qu'est votre blog, à vous et à vos correspondants.

Je pense que si utilisez Firefox, mon blog doit être à présent lisible, ces pannes arrivent parfois avec skynet qui devient alors skytrouble !

JEA a dit…

@ zoé

s'il en était besoin, je me console à l'idée d'un échange style vases communiquants entre nos dia(b)logs...

JEA a dit…

@ Saravati

C'est que dans un ciel trop net-toyé, votre blog ne publiait plus que vos titres (du moins pour les paysans d'internet de mon style)...
bonsoir la frustration cruelle : supposer que vous libériez de nouvelles pages mais en étant privé des contenus et des illustrations...
allez skynet arrête de bouder notre plaisir de vous lire ?
l'année nouvelle peut commencer !

claire a dit…

Ce "petit kiosque signé par la neige" est absolument délicieux ! Et je vous chante : l'important c'est la rose, l'important c'est la rose, que la vie n'a d'importance, que par une fleur qui danse sur le temps... l'important c'est le kiosque, croyez-moi !

JEA a dit…

@ claire

seul bémol, ce kiosque fut élevé à l'emplacement d'une superbe halle ouverte
hélas victime d'une volonté de "moderniser"

quant à l'important, c'est aussi une rose de ce blog pour Madame votre Mère en ce nouvel an...

sylvie a dit…

En m'amusant à ce même jeu sur mon blog, j'ai eu la surprise en 2008 de voir apparaître dans la liste un billet rédigé sur un livre que je n'avais vraiment pas du tout aimé...
Ce sont les surprises du genre, mais je ne les trouve pas désagréables, elles mettent à jour des décalages et quelques mystères qui peuvent effectivement laisser rêveurs...
Votre billet sur le concert m'a envoyée au cinéma, et je garde en mémoire celui de la petite gare...