DANS LA MARGE

et pas seulement par les (dis) grâces de la géographie et de l'histoire...

mardi 1 décembre 2009

P. 202. "Lettre à Anna", le film

.
Site du film : cliquer ICI.

De l'assassinat
pour faire tomber une plume
des mains...

Synopsis :

- "Anna Politkovskaïa a été assassinée le 7 octobre 2006 dans le hall de son immeuble à Moscou. Ce jour-là, Vladimir Poutine fêtait son 54ème anniversaire. Elle disait à son sujet que " tant qu’il serait au pouvoir, on ne pourrait pas vivre dans un pays démocratique ".

Ce film documentaire est à la fois un portrait intime de la journaliste et une chronique de la Russie des années Poutine."

Éric Bergkraut :

- "Je ne fais pas de thèses politiques, je crois beaucoup en l'aspect humain qui nous permet de relire une histoire d'une autre façon. (…) J'ai voulu retracer l'histoire de la femme, plus que de l'icône. (…) Je souhaitais réaliser un film totalement différent, un film sur la liberté. Puis est arrivé le 7 octobre 2006, j’ai appris la mort d’Anna sur mon autoradio et j’ai immédiatement pensé aux enregistrements que j’avais d’elle. Il m’est rapidement devenu évident que je devais faire ce film."
(France 24).


- "Je crois au dialogue. Une société qui ne respecte pas ses citoyens n’est pas viable. Mais il ne faut pas être naïf. La Russie n’a pas de tradition démocratique, et le citoyen russe n’a jamais été respecté par le régime, quel qu’il soit. L’idée socialiste, magnifique, a été totalement pervertie, et voyez ce qui est arrivé. Ceci dit, l’assassinat d’Anna Politkovskaïa prouve que la liberté d’expression est en danger. Pas seulement en Russie. En Italie aussi avec Berlusconi. Celui-ci a quand même déclaré à Poutine qu’il enviait sa presse."
(Cinéma avec CinéObs).


Anna Politkovskaïa (DR).

Notes de prod. :

- "Quand elle apparaît à l’écran, nous sommes deux ans avant sa mort. Mais tout est déjà en place jusqu’à sa détermination d’aller au bout, son voile de tristesse qui ne la quitte pas depuis qu’elle a vu l’horreur en Tchétchénie. Jusqu’à sa sérénité. Apparaît à l’écran une femme prête, qui sait exactement le danger qu’elle encourt.S’il nous plonge dans les coulisses d’un pays où l’assassinat d’opposants au régime est régulier, Lettre à Anna ne se veut pas seulement dénonciation de pratiques iniques. C’est un voyage en tête-à-tête avec Anna qu’il nous propose, une rencontre intime avec celle qui n’avait pas d’autre alternative que d’aller au bout de ses convictions. Se racontant elle-même ou racontée par ses proches et concitoyens, elle devient autre chose qu’un événement atroce. Elle reprend vie."

(Le Nouvel Observateur).

Vaklav Havel :

- "Lettre à Anna est un film sans aucun pathos. Qui n’a pas besoin d’effets spéciaux. Au contraire, il est sobre et factuel. Néanmoins, le film est fascinant, on pourrait presque dire captivant. (…) Ceux qui ont lu le journal d'Anna Politkovskaïa savent que ses écrits sont une analyse approfondie et réaliste de la situation dans son pays, dépourvus de tout fanatisme. Il serait bon que ce film soit vu par le plus grand nombre. Notamment les hommes politiques qui embrassent et congratulent les hommes politiques russes, presque enivrés par l’odeur du gaz et du pétrole !"

Bob Geldorf :

- "Quand Lettre à Anna se termine, on quitte la salle très en colère. Il faut que les journalistes à travers le monde s’emparent du sujet pour demander à leurs collègues russes : qu’est-ce qui se passe chez vous ? Poutine doit rendre des comptes."

Le Canard enchaîné :

- "Si d’autres journalistes avaient fait la même chose, Anna Politkovskaïa n’aurait pas été tuée", dit l’un de ses proches."
(18 novembre 2009).


Christophe Carrière :

- "Un documentaire. Eric Bergkraut, le réalisateur, a rencontré Anna Politkovskaïa à quatre reprises, entre 2003 et 2004. Parti pour mettre en scène un film sur la liberté, il change d'angle le jour de l'assassinat de la journaliste et nourrit son doc de témoignages de proches (famille, amis, collègues), de Ramzan Kadyrov, le président tchétchène, et d'images vidéo sorties clandestinement de Tchétchénie.
Une réussite. Tant pis pour l'esthétique et priorité aux entretiens et au souvenir. Lettre à Anna est un film limpide, concis (1 h 15), informatif. Essentiel."
(L’Express, 18 novembre).


Son dernier voyage à Paris en 2003 (DR).

Guillemette Odicino :

- "Il faut aller voir ce film. Mais comme un hommage vibrant à Anna Politkovskaïa, la journaliste russe assassinée le 7 octobre 2006 - jour de l'anniversaire de Vladimir Poutine ! - pour avoir été, longtemps, cette femme intègre à la pensée libre qui ne cessait de s'opposer au pouvoir en place. Ce documentaire retrace son engagement à propos de la guerre en Tchétchénie et des pratiques dictatoriales du gouvernement Poutine. Il recueille les témoignages de ses proches (ses anciens collègues journalistes, son fils, sa fille, décidée à rouvrir l'enquête par fidélité à cette mère qu'elle admirait...) qui réclament la vérité sur les commanditaires de son assassinat.

Portrait alarmant de la Russie, pamphlet pour la liberté de la presse, ce documentaire est tout cela, mais c'est autre chose que l'on retient : quelques images d'Anna que le réalisateur avait commencé à filmer, en 2003. Anna marchant dans un jardin lors d'un séjour à Paris (son dernier), son regard quand elle dit s'attendre à mourir à tout moment. Impossible d'oublier les yeux d'Anna..."
(Télérama, 21 novembre).


Jean-Luc Douain :

- "En contrepoint des images de Grozny bombardée, de la prise d'otages du théâtre de la capitale tchétchène où elle fut appelée comme médiatrice (et qui se termina par un massacre : 129 innocents asphyxiés par des gaz non identifiés), de la nouvelle prise d'otages en Ossétie où elle se rend pour faciliter les négociations mais s'effondre dans l'avion après avoir bu une tasse de thé, empoisonnée, défilent des entretiens inédits avec la militante disparue tournés en 2003-2004 (doublée par
Catherine Deneuve), les témoignages de sa fille Anna et de son fils Ilya, qui se battent aujourd'hui pour démasquer les commanditaires du meurtre, de Gary Kasparov qui est opposant au régime actuel et dénonce une dictature qui, en tuant la presse indépendante, a tué la conscience du pays...
Représentant des Droits de l'Homme,
Andrei Mironov accuse les autorités au plus haut niveau, Dimitry Muratov, le rédacteur en chef de Novota Gazeta où elle écrivait, confie que ses camarades de travail avaient "peur pour elle".
(Le Monde, 17 novembre).


Libération :

- "La journaliste honnie par le pouvoir russe, qui dénonçait les atrocités commises en Tchétchénie et les violations des droits de l’homme, meurt le jour des 54ans de Vladimir Poutine. Elle terminait une enquête sur la torture en Tchétchénie, photos à l’appui, pour son journal Novaïa Gazeta. Anna Politkovskaïa était une personne impressionnante avec une détermination et une force intérieure que l’on rencontre rarement. «C’est impossible de vivre assis sur un volcan», dit d’elle son ex-mari, Alexander Politkovsky, qui témoigne dans le documentaire.«Depuis l’enfance, elle ne supportait pas l’injustice, chaque fois qu’elle la rencontrait, il fallait qu’elle fasse quelque chose», confie sa sœur. Un bel hommage, donc."
(18 novembre).


LDH :

- "Il y a Anna, à laquelle Catherine Deneuve a prêté sa voix en français, et il y a autour d’elle beaucoup de proches et d’amis pour témoigner et faire son portrait : sa sœur, ses enfants, son ex-mari, son ami dissident Andreï Mironov, Andreï Nekrasov. Il y a aussi des mises en accusation politique du régime par Gary Kasparov et par l’ancien oligarque Berezovsky, qui vit à Londres. Il y a surtout sa grande amie tchétchène, Zaynab Gashaieva, aussi courageuse qu’elle, amassant inlassablement des vidéos qu’elle fait passer en Suisse.
Il y a enfin un portrait, celui d’une femme généreuse et dure, gaie et séduisante, volcanique et d’une force admirable. Véritable héroïne, capable aussi d’avouer qu’elle est superstitieuse et qu’il ne faut pas dire ce qu’on craint le plus sous peine d’attirer la catastrophe. La catastrophe a eu lieu. Elle n’a pas eu le temps de voir naître sa petite-fille, qui a été appelée Anna-Victoria : mais la victoire viendra un jour pour Anna, Natalia et ceux qui comme elle, se sont mis en colère."
(9 septembre).


Amnesty International :

- "De janvier 2010 à décembre se déroulera l’Année croisée France Russie 2010, une année officielle s’inscrivant dans un but affiché par les deux pays de « renforcer, d’entretenir et d’encourager dans tous les domaines d’intérêt commun le développement des coopérations et d’échanges ». De nombreux projets de collaboration artistique placeront cette année franco-russe « sous le signe de la création ».

Au-delà de l’aspect officiel, Amnesty International France (AIF) va saisir cette occasion pour mener une campagne sur les droits humains en Russie. Le film d’Eric Bergkraut, Letter to Anna (Lettre à Anna), s’inscrit parfaitement dans le cadre de notre campagne à venir concernant la situation très préoccupante des droits humains en Russie. Il sortira en novembre et « vivra » jusqu’à la fin de l’année et en 2010 dans plusieurs salles en France."
(15 octobre).


Bande annonce.

30 commentaires:

D. Hasselmann a dit…

J'étais allé à une manifestation sur le parvis de Notre-Dame, peu après l'assassinat d'Anna Politovskaïa.

André Glucksmann avait, après d'autres, tenu un fort beau discours.

Et voilà qu'il s'en est pris - il y a quelques jours dans "Le Monde" - juste avant la visite de Poutine à Paris, à la politique étrangère (c'est le mot qui convient !) de Sarkozy, soupçonné de vouloir vendre, entre autres, un ou plusieurs navires de guerre "Mistral" à la Russie.

Dire que cet intello, dont les cheveux naviguent au vent dominant de l'Histoire, avait appelé peu avant mai 2007 à voter pour celui qu'il critique maintenant comme ayant abandonné les droits de l'Homme au nom de la "realpolitik"...

Le film (et non le livre) est sans doute plus digne que les interventions de girouette de ce pantin habitué des caméras de Canal + et de son public applaudissant mécaniquement.

Tania a dit…

Qu'on parle et reparle d'Anna P., de son courage, de son intégrité ! Merci pour les extraits de presse.

brigetoun a dit…

une chance que le film soit digne d'elle, voilà ce que dans mon demi-sommeil je voulais dire

JEA a dit…

@ Tania

Ce qui me glace : penser aux tueurs qui se fondent ensuite dans la foule. Sont peut-être des amoureux transis, des pères presque exemplaires, des connaisseurs de musique, des lecteurs passionnés de bibliothèques...
"Le mal ordinaire".

JEA a dit…

@ D. Hasselmann

Il est vrai que le candidat président prit son électorat potentiel pour des candides. Et lui promit de moraliser la politique étrangère de la France. Autre effet d'annonce, il piqua son ministre dans un parterre de courtisans en rose très pâle. Et rien ne changea.

JEA a dit…

@ brigetoun

même dans votre demi-sommeil vous êtes en éveil...

Anonyme a dit…

@JEA
"..tueurs qui(...)Sont peut-être des amoureux transis, des pères presque exemplaires, des connaisseurs de musique, des lecteurs passionnés de bibliothèques...
"Le mal ordinaire".
Glaçant effectivement.
Mais ce portrait du SS et ce concept de la banalité du Mal est difficilement applicable à la Russie actuelle dont les tueurs ont été éduqués d'abord dans la rue,puis par la guerre au Caucase,avant de s'engager dans des luttes entre clans mafieux.
Néanmoins oui,parmi eux,vous trouverez peut-être quelque père exemplaire.
Bien à vous.

JEA a dit…

@ Anonyme

Par "ordinaire", je me gardais de toute allusion au mal "supérieur" du système nazi en général, et des SS en particulier.
A mes yeux, l'"ordinaire", c'est la mise à mort dans une ville non occupée, d'une femme parce qu'elle est journaliste, par des concitoyens qui ne déplaisent pas au pouvoir reçu encore voici peu à Paris..

Cactus a dit…

ce film m'avait marqué !!!
Tout est dit , avec classe en plus : le ciné chez vous c'est comme les cactus chez moi : je peux aller me r'habiller moi , là !
Sissi !
me manque votre foi sans doute !
( j'ai l'impression étrange d'être TF1 face à ARTE : bon j'ouvre la fenêtre et saute dans le réel !)


pas de chance , je n'habite qu'au premier ! même en prenant de l'élan tel le cerf je suis capable de ne point me faire mal du tout !
j'aurais toujours le corps à se nicher !
en plus les sept lettres là :
trouduc !
ça ne s'invente pas !

Saravati a dit…

Les outsiders sont souvent des sujets passionnants !
Mais combien de temps peut-on tenir le coup contre une adversité au pouvoir ?
Un film à voir, assurément.

Cactus , ciné-chineur a dit…

c'est vrai Saravati !
où se nicher se demande l'oisillon qui a le corps nichons , l'inculte sans le denier !

Cactus , ciné-chineur a dit…

juste ceci quand même , JEA/JEA , en bas , la dame dans le films sans fusil , elle a la babouche déformée , non ?

JEA a dit…

@ Cactus

sans tv à domicile et le cinéma à 48 km
il me reste de l'espace pour rêver
...
mais en allant aussi dans des salles obscures comme la vôtre
...
s'il vous prenait envie de vous envoler, alors je serais rassuré de vous inviter, ici tout est de plein pied et il n'y a même pas de cave...

JEA a dit…

@ Saravati

au moins ne pas laisser le pouvoir occuper tous les horizons
et savoir que même si on ne le vivra pas soi-même, tous les pouvoirs s'écroulent (Franco, Salazar, les galonnés grecs, Pinochet and so on)...

Cactus , ciné-chineur a dit…

et les calanques grecs ?

Cactus , ciné-chineur a dit…

ok pour l'invit' , je prends des notes !
( pas avant le 2 septembre 2011 :-( )

JEA a dit…

@ Cactus

Soyez remercié pour avoir mis Jean Eustache à l'affiche de votre Ciné-Chiné.
Pour septembre 2011, là je ne m'engage pas. De chez vous aux Ardennes, même à mobylette, il n'y a pas des années lumières...

Saravati a dit…

Le problème, JEA, vous le savez comme moi, c'est que le pouvoir corrompt et que les plus idéalistes s'ils arrivent à l'obtenir sont, soit récupérés, soit enivrés par lui et changent complètement. C'est pour cela que la presse doit rester un contre-pouvoir à la libre expression, et ça me fait toujours tiquer de voir des journalistes s'engager activement dans la politique...

JEA a dit…

@ Saravati

A propos de journalistes franchissant la ligne, me revient ce constat. En Belgique (francophone), il était à la mode (mais est-ce obsolète ?) d'accuser systématiquement la RTBF (radio-télévision belge francophone) d'être un nid de gauch(ist)e(s)...
Puis, tous les journalistes de ce service public qui sont "entrés" en politique, sans exception, on été de droite toute. L'un d'eux reçut même (et prit) le portefeuille de ministre "catholique" ayant dans ses attributions la... RTBF...

Affaire Dreyfus, Watergate, de Gaulle soutenu par la presse anglaise face au mur Churchill-Roosevelt, la torture en Algérie...
en effet, les exemples où la presse
apporte de l'oxygène à la démocratie, ne manquent effectivement pas...

claire a dit…

Anna Politkovskaïa, héroïne des temps modernes, a marqué les esprits. Etre journaliste dans certains pays et oser s'opposer au pouvoir en place avec sa plume ou sa caméra, fait partie des métiers à vocation.
Je ne manquerai pas d'aller voir ce film. Merci JEA !

JEA a dit…

@ claire

dites, par chez vous, ça semble barder avec le MRAX ?!?
d'ici, ça ressemble à un combat de catch dans la boue...

Elisabeth.b a dit…

La moralité de la politique étrangère ? Comme le soutien apporté au Rwanda ? Quel parti peut se vanter de moralité en ce domaine ?
Oui Paris reçoit Poutine, Khadafi, Bachar al-Assad, Chavez...

Anna Politkovskaïa, Natalia Estemirova sont des femmes d'un grand courage. Face au président russe ou tchétchène.
À l'Ouest aussi la liberté de ton peut valoir la mort. Ainsi Théo van Gogh, assassiné, Ayaan Hirsi Ali, qui vit sous menace constante.

Certes nos journalistes se contentent trop souvent de dépêches d'agence sans songer à les vérifier. Il leur arrive de publier de fausses affirmations, mollement démenties quelques jours plus tard, des photos truquées, puis de discrètes excuses. Paresse, manque de rigueur. Et plus si affinités. Mais aussi possibilité d'excercer un réel contre-pouvoir.

Dans nos démocraties il ne s'agit guère d'une activité dangereuse. Côté pouvoir. Côté fanatiques c'est différent. Mohamed Sifaoui peut en témoigner.

En Russie par contre l'assassinat est la réponse donnée à ceux qui coûte que coûte cherchent à informer :
Anna Politkovskaïa, Telman Alichaev, Anastasia Babourova, Stanislav Markelov, Magomed-Zagid Varisov, Igor Domnikov, Magomed Ievloiev, Valeri Ivanov, Alexeï Sidorov, Vagif Kochetkov... et tant d'autres encore.

claire a dit…

Oui de la boue... le président Boulhal fout la pagaille, licencie à tour de bras, y règne paraît-il en petit dictateur et tient des propos islamistes, toujours 'paraît-il' parce que je ne sais pas trop quio en penser. A suivre les médias et à entendre les jeunes discuter entre eux, je trouve que depuis quelques mois (e.a.depuis cette histoire de parlementaire voilée) les langues se délient, les mots s'enveniment, se tranchent... tout cela fait un peu peur JEA.

JEA a dit…

@ Elisabeth.b

Ce 2 décembre, RSF :
- http://www.rsf.org/
décompte 66 journalistes tués pour les 11 premiers mois de cette année...

JEA a dit…

@ Claire

Nous n'oublions pas que le MRAX avait été créé aussi par des rescapés de la Shoah. Eux voulaient lutter contre le racisme responsable des génocides des Arméniens et des juifs. Mais ils ne se limitèrent pas au seul antisémistisme (les Arméniens étant très peu présents dans le Royaume)...
Avec l'éponge du temps mais aussi un nouveau génocide au Rwanda, plus les migrations économiques et/ou politiques vers notre Europe, il était inévitable que le MRAX se renouvelle. Et pour ses objectifs et pour ses responsables.
Mais à en croire son personnel, le directeur mis dehors, il y a de quoi s'inquiéter des spécificités actuelles. A savoir une sorte de noyautage autoritaire (islamiste ?)qui ferait perdre au MRAX toute sa crédibilité et reviendrait à trahir ses idéaux.
Notre malaise est partagé...

Elisabeth.b a dit…

Merci JEA. Journalistes assassinés par un pouvoir répressif, ou tués parce que travaillant dans une zone dangereuse.
Là je ne peux m'empêcher au magnifique Robert Capa. De son beau nom hongrois Endre Ernő Friedmann.

Elisabeth.b a dit…

... m'empêcher de penser. Suis passée trop vite, pardonnez-moi

JEA a dit…

@ Elisabeth.b

Enfer et putréfaction, ma formulation fut trop simpliste : effectivement, 66 journalistes ayant perdu la vie dans l'exercice de leur métier...

Elisabeth.b a dit…

Oh je ne songeais pas à faire la moindre remarque ! Votre formule était claire. J'ai précisé parce que j'évoquais Capa.

Anonyme a dit…

(suite 13h10,O1 décembre)
Ah je comprends mieux,d'accord.J'avais compris "banalité du mal" et mes références me sont revenues,un peu automatiquement il faut l'avouer.
Indifférence et résignation caractérisent à mon avis l'état d'esprit de la population russe face à la geste du pouvoir.On ne peut rien changer,et puis à quoi bon ?
il semblerait qu le drame de la politique et donc de la presse dans ce pays réside en cela: les gens sont poussés aux extrèmes par le pouvoir.Il n'est pas fait place à un débat posé démocratique et ceux qui veulent critiquer le pouvoir sont amenés à se radicaliser comme l'a fait Politkovskaja et comme le font Limonov et Kasparov ou certains artistes.Ces positions radicales répondent à la position arrêtée du Kremlin.
Bien à vous.