DANS LA MARGE

et pas seulement par les (dis) grâces de la géographie et de l'histoire...

jeudi 14 janvier 2010

P. 224. Frasby : le Royaume des Morts

.

Pages nomades (Ph. JEA / DR).

Après Dominique Hasselmann,
Tania,
Clopine,
et Zoé Lucider...
ne soyez pas médusés :
Frasby rejoint le radeau
des pages nomades

Certains jours, les horloges cessent d'égrener leurs chapelets de minutes sans papillons. Les arbres oublient leurs racines encombrantes et leurs ailes déplumées par l'autre automne. Les rivières abandonnent leur obsession de se tenir toujours au courant. Le cirque des nuages offre son spectacle à guichets ouverts.
Ce sont les jours où Frasby publie un billet. Aller sans détour. Sans rebours. Vers un monde que les cartes géographiques tenteraient vainement de circonscrire entre Lyon et le pays de Nabirosina. Où les vents connaissent encore le patois. Où les mains des chemins sont creusées de lignes de survie. Où les horizons ne font pas tout un plat des saisons qui les pigmentent. Où les reflets sourient de tomber dans le lac.
La page de chaque billet rassemble mille feuilles à elle seule. Un seul mot en recouvre un recueil. Elle joue à cache-cache avec une multitude de mondes en fusion. Frasby écrit sur les genoux des cailloux, sur les pétales des étoiles. Son secrétaire qu'on lui souhaiterait en merisier rare, possède des multitudes de tiroirs secrets. Dans ses jardins, les statues, sans rien devoir à Dali, s'ouvrent elles aussi sur des dédales intérieurs.
La générosité, les enthousiasmes de Frasby ne connaissent aucune unité, aucune mesure. A ma connaissance certes très limitée, elle est la seule magicienne qui ait métamorphosé un nagra en plume... Je ne lui souhaite qu'un malheur : être publiée (sans pub et sans être liée)...

Landouzy (Ph. JEA / DR).

La page nomade
de Frasby :

le Royaume des Morts...


- Le jour de la Toussaint, ils ne peuvent pas venir, parce qu'ils fleurissent les tombes du côté de sa famille à elle, donc ils viennent le dimanche, et pour l'occasion, la mère fait toujours un gigot avec des flageolets et eux, ils apportent le dessert. En général la tante elle prépare un gâteau, toujours le même à base de yaourts et de poires. L'après midi, on part tous dans la 504, "c'est pas la peine de prendre deux voitures" dit le tonton. Le coffre est grand, on case les chrysanthèmes, et la tatan elle monte devant. Elle prend le plus gros de ce qu'il y a à prendre, sur ses genoux. Les pastilles de Vichy sont dans la boîte à gants. Après on essaie de se caler de chaque côté de Grand-Mère, à cinq derrière, avec les arrosoirs entre les genoux, parce qu'au cimetière, on n'est pas sûrs que tous les arrosoirs ne soient pas utilisés par les autres gens. Ensuite on roule des kilomètres, en général il pleut. La radio fait des parasites, une station, on ne sait pas trop quoi, qui passerait tantôt d'Europe 1 à RTL, dans les virages. Les hauts parleurs sont réglés tout dans l'aigu. Le tonton dit à la tatan : "mets-nous dont une petite cassette, ils nous cassent les pieds avec leur blabla". La tatan regarde en dessous du tapis pour les pieds, tire une cassette , n'importe quoi. Au crayon feutre sur la pochette découpée dans du papier à dessin Canson, quelqu'un a écrit noir sur blanc "les plus grands hits" - compilation des années 70" avec en plus petit une liste des titres : face A, Face B : "Laisse-moi vivre ma vie - Du côté de chez Swann - Made in Normandie - C'est ma prière - Tata Yoyo". La mère dit qu'elle a oublié la bruyère qu'elle voulait déposer sur la tombe du Nono. Le tonton grogne tout bas "Pour ce qu'on en a à foutre de la tombe du Nono"... La mère reprend, "Dis donc ! tu pourrais pas faire demi-tour, je voudrais qu'on aille chercher la bruyère le Nono , il a plus personne..." "Ben justement, répond le tonton, comme il a plus personne, je vois pas qui ça gênera si on ne fleurit pas sa tombe!" mais la tante engueule le tonton, "S'il te plaît, Guy, pas devant les petites ! Y'a le respect des morts quand même !"... Le respect des morts, d'accord ! On fait demi-tour. Le tonton en colère monte le son du radio cassette, toute la voiture s'emplit d'un air bonnasse d' Annie Cordy, la cousine est malade, il faut ouvrir les fenêtres, c'est normal crie la tante, "avec tes cigarettes !", le tonton lève les bras au ciel, "Ouh ben ! si on a même plus le droit de fumer ! c'est pas quand on sera là bas dessous ..", "Oui mais maintenant tout le monde a froid !" la mère ose un : "J'croyais que vous aviez la clim dans c't'auto ?" La tante ricane : "La clim ! mais si on l'a ! mais il n'a jamais été foutu de comprendre la notice!" "Ouais, dit mon oncle, la notice en chinois ! pis ces machins j'y comprends pas !" , "T'y comprends pas , t'y comprends pas !" ... Je ne sais pas si ça vient de la cassette, mais tout à coup plus rien ne va. "La clim c'est maintenant qu'il faut la comprendre, pas quand tu seras dans le trou!", l'oncle marmonne, "Quand je serai dans le trou, je serai bien tranquille, au moins je pourrai faire ce que je veux ! ","Dis tout de suite que je t'en t'empêche ! T'es pas bien malheureux, quand même !". Tatan, tonton, 45 ans de mariage. On n'entend pas grand mère qui tourne la tête de gauche à droite, pour, on dirait, ne rien perdre du paysage. La cousine vire au vert, elle coince sa tête entre la vitre et la fenêtre, avec ses cheveux qui pendent de chaque côté à l'extérieur, on dirait ces chiens de chasse à l'arrière des autos... La tatan dit "Ouvre grand la fenêtre !" la cousine pleure "Chui malaaaade", elle répète plusieurs fois "malaaaade!". J'ai 12 ans et je pense en secret, qu'il me reste six ans à tirer. J'ose un "C'est encore loin ? le cimetière ?" La mère dit : "Si c'est pour soupirer et faire la gueule, c'est pas la peine, t'as qu'à rentrer en stop". Des parfums montent d'une forêt. La tante se demande si on verra la Guite. "Parce que si on la voit, pas besoin de faire demi-tour, elle est pas loin, elle pourra bien mettre une bricole sur la tombe du Nono, même un truc en plastique". Le tonton ne décolère pas: "Faut savoir si tu veux qu'on fasse demi-tour, ou bien si tu veux pas !" La tante se ratatine. Dans sa bouche cinq onomatopées "Moui, bof, oh, bah, pfff !", je me dis qu'en boucle ça ferait une putain de rythmique de jazz. Sur la cassette, Dave revisite Combray. Après un long silence, mon oncle reprend la conversation, il s'agit de faire l'inventaire de tous les maires de Belmont : "Y'avait qui avant Léon Troncy ? Jean Verdellet ou Camille Chavanon ?". Un silence abyssal. Tonton insiste "Y'avait qui ?". La tante s'énerve, "Mais Guy, tu vois ben qu'on n'y sait pas! tu parles d'une conversation !". Grand-Mère me regarde gentiment : "Et toi alors ? L'école comment ça va ? Est ce qu'elle est gentille ta maîtresse ?". Grand-Mère sourit. Son regard est doux. Je suis en 5ème, j'ai plusieurs profs. Je réponds "Oui, elle est gentille". La vie reprend son cours, la tatan parle, elle cause, et quand elle cause sa mise en plis bouge d'avant en arrière, de là où je suis on dirait une très grosse salade beige ou un nid pour oiseau géant. La tatan interroge le monde, l'interroge indéfiniment, "Il devient quoi Dave ?", "Elle est où la lampe électrique ? Est ce qu'on va avoir assez de pain pour ce soir ?".

Bouquelon (Ph. JEA / DR).

Sous des couleurs laiteuses, des panneaux bleus défilent "Ecoche, St Igny de Roche, St Germain la Montagne, Belleroche, Coublanc". Des panneaux blancs : "Ranchal, Le Cergne, Thel, Arcinges, Azolette, Anglure Sous Dun, Cours la Ville, Cuinzier, Propières...". Et le ciel se couvre de ces milliers d'oiseaux géants qui sortent des cheveux de ma tante : Tangre noir, Ombrase, Aigrelot cendré, Palunier de Smyrne, Antarche, Erythor champoisé. A quelques mètres du village, des milliers de petites croix. Grand-Mère me serre fort dans ses bras. Nous entrons au Royaume des Morts. Tatan porte les arrosoirs. Tonton, les pots. Bruyère et chrysanthèmes. La cousine semble manger l'air, son visage est si pâle qu'on voit presque à travers. Il y a des lis blancs sur la tombe du Nono, aux étamines d'or, dans un vase de cristal en forme d'étoile de mer. Grand-Mère me prend la main, son coeur bat sous la peau et sur chacun de ses doigts, mes doigts peuvent lire le passé. Je reste là longtemps, au milieu de l'allée, debout sur les cailloux. Grand-Mère s'est esquivée. Je la cherche partout. Partout des fleurs artificielles, des plaques, des petites photos "A Robert, mon époux " "A mon épouse bien aimée", des gerbes pâles "De la part des amis de Tony Bertillon". Du marbre partout, beaucoup de marbre, et des mottes de terre, pour les demoiselles des Ursulines. Je vois au loin ma tante qui me fait de grands signes, "Viens ! Viens ! j'vais t'présenter, l'arrière-neveu du Nono ! c'est un grand professeur, il travaille dans les hopitaux". Je serre le gant tanné d'un dadais à chapeau et costume chevron. "Ca fait longtemps, dis donc.", je dis "ça fait longtemps !". Je me souviens de ce petit garçon qui adorait craquer des allumettes, pour brûler les yeux des crapauds. De cet enfant gynécologue, le plus illustre de la région, qui auscultait les petites filles, avec trois doigts... Il me dit "Je vais te présenter ma femme et mes enfants", je vois débouler d'entre les tombes deux petits clones précédés d'une grosse plante mêchée arrogante. Je crie : "Non, non !". Je cours par les allées, repèrant au cas où, la sortie de secours. Là-bas, mon oncle remplit les arrosoirs. Il me rejoint. "Dis donc t'as pas l'air d'aller bien, tu es sûre que ça va ?", je ne sais plus où j'en suis. Je lui dis "Non, ça va pas bien je ne sais pas où est la Grand-Mère". Mon oncle me dévisage. Il s'assoit sur une tombe, il secoue sa grosse tête, longtemps. Puis il m'emmène "Viens avec moi !". Nous entrons dans un labyrinthe, des allées, des chapelles. L'oncle porte religieusement ses deux grands arrosoirs et un pot plein de fleurs mauves. Il s'arrête devant un bloc rose granité surmonté d'une discrète croix blanche. Il est gêné. Il essaye de remplir le vide, de me faire la conversation. "Et comment ça va, toi ? Les études ? Le bac français, c'est pour c'printemps ?" J'ai 22 ans. Je termine un mémoire sur "le Rivage des Syrtes". Je réponds "Oui, le bac français c'est pour ce printemps". Il fait très sombre. On commence à sentir les gouttes. Je lève les yeux, je tourne en boucle "Faut que j'aille chercher Grand-Mère !". Mon oncle me répond "Tu es sûre ?", " Sûre de quoi ?", " Es tu sûre que ça va ?". La pluie ruisselle sur sa figure. Je ne sais pas trop pourquoi. Je lui dis : "Je reviens dans cinq minutes, si Grand-Mère a fait un malaise, je ne me le pardonnerai pas". Il me rattrape, il me retient: "Tu veux pas qu'on aille boire un coup ?" "Après, peut-être. Là, je suis inquiète, il faut que j'aille voir !" Il me retient. Il me serre très fort dans ses bras, Il me dit à l'oreille tout bas : "C'est pas la peine !". "C'est pas la peine ?... Pourquoi ?". Il me montre sur la croix blanche, une inscription sculptée : "Ci-gît Lucie Laure-Marie, 1908 - 1979". Je toise l'inscription, les prénoms. "Ce n'est pas elle, tonton, ça ne se peut pas !". Mon oncle s'exaspère : "Mais enfin tu ne te souviens pas ? En 1979, quand on a eu cet accident, en revenant du cimetière ! Sur la route de Propières, c'était la toussaint comme aujourd'hui, sauf qu'il pleuvait..." Je regarde le ciel, je m'aperçois qu'il ne pleut pas. Il ne pleuvra sans doute pas aujourd'hui. Mon oncle parle de l'accident, du sang, du mien, de celui de grand-Mère, c'est un vrai charabia ! Peut-être qu'avec l'âge, il commence à perdre la tête..."Tu comprends... C'était difficile, à cette époque, on manquait de sang, on m'a demandé de faire un choix. J'ai signé un papier. Et puis ils t'ont transfusée toi".

Cimetière de Landouzy (Ph. JEA / DR).

Il y a sous la terre une mâchoire d'où sortent des milliers d'oiseaux, des aigrelots de Thel, des tangres de Ranchal. A dos de palunier j'étudie les excavations. La belle main de Grand-mère m'offre des coraux noirs. Entre les tombes, mon oncle, continue ses fadaises. Je nous vois tous les deux, distinctement dialoguer. Je me dis, vu d'ici, que mon corps est vraiment différent de mon âme. Heureusement, les silhouettes rétrécissent à vue d'œil.

(S) Frasby.


29 commentaires:

brigetoun a dit…

superbe découverte - merci

JEA a dit…

@ brigetoun

sous votre plume, c'est pour Frasby, l'un des plus précieux compliments

JEA a dit…

Avissss du garde-champêtre de Nabirosina :
- "Oyez, oyez, braves gens d'ici et même des pays à beuquettes, la gente Frasby est actuellement captive d'un train à petite vitesse...
Elle a jeté un billet par une fenêtre pour vous dire combien elle se morfond grave d'être empêchée de répondre présentement à vos commentaires...
Mais elle prépare son évasion. Vous ne perdez rien à attendre !!!

D. Hasselmann a dit…

La voiture est comme un corbillard, sa "virée" hommage aux morts (la Toussaint, une ouverture de tombes), les paysages défilent et on entend même la radio de l'époque, celui qui a écrit un mémoire sur Gracq sait regarder les paysages humains et les mélanges de pierres tombales dans la nature, la mémoire est revenue de belle manière, elle n'était pas sans rivage.

zoé lucider a dit…

Un bijou cette nouvelle. Frasby, que je découvre chaque fois avec de plus en plus de bonheur, est coincée dans un tortillard, je dois partir sur les routes, mais je reviendrai... relire

JEA a dit…

@ D. Hasselmann

Votre image de "la voiture comme un corbillard" me rappelle soudain un film noir et blanc perdu trop loin dans une mémoire défaillante.
Pas "le corbillard de Jules", autant l'éliminer (si je puis écrire).
Mais me semble-t-il avec Marielle aussi. Hélas, pas de trace dans ses filmographies. Il est vrai que ce film de bouts de ficelles n'était pas commercial une seule seconde.
Donc ce véhicule avec un mort pour le reconduire sur ses terres, faute de fonds pour un transport officiel et funèbre...
Je cherche.

JEA a dit…

@ zoé lucider

une éclipse taillée en bijou

Frasby a dit…

@JEA : Merci infiniment pour ce billet. Je suis très honorée, de rejoindre le radeau des pages nomades. Vous savez (sans vouloir vous flatter), combien vos mot(s)aïques me sont chères. Votre texte de présentation est d'un style somptueux... Je vous lis dans mes petits souliers, en fait, (sourires)... Votre plume me paraît encore plus délicate et plus exploratrice que notre grand ami commun: le Nagra, avec cet avantage de faire pousser des ailes, là où le Nagra tire un peu l'épaule vers le bas. Pourquoi n'a t-on jamais songé à remplacer le Nagra par "le JEA" ? En vous lisant, il me plaît d'imaginer un monde où chacun s'en irait avec son JEA en bandoulière enregistrer les sons, les saisons, et la respiration des êtres. Je suis sûre que le monde gagnerait en profondeur, en légereté, en poésie et que s'y trouverait moins de malentendus. Si j'avais le choix (admettons qu'on me propose ;-) entre un Nagra ou un JEA, je n'hésiterais pas une seconde... Enfin je ne sais comment la perception du son le plus précieux, le répérage du fil le plus fragile, vous vient, (cela est encore un autre mystère). Votre plumier à grandes oreilles, votre encrier un peu "indien" qui scrute tous les bruits de la terre, les signaux de fumée. Votre acuité. Et votre art du dessin. Tout cela émerveille. Et puis comment faites vous pour deviner, très au delà des correspondances,d'autres détails assez cachés ? "A genoux sur les cailloux" c'est à croire que vous me suiviez ;-) (?), et le secrétaire en merisier ! JEA seriez vous devin ? Si le merisier n'est pas rare, il s'y trouve beaucoup de tiroirs (dont des tiroirs secrets) en vrai de chez vrai, et peut être que ça doit jouer ;-) je le découvre juste ce soir :-) Je ne sais que maladroitement recevoir les éloges, mais s'il faut parler de générosité et d'enthousiasme il faudrait aussi rendre hommage à qui vous savez. La découverte de ce billet, (que j'ai lu en douce ce matin, sans pouvoir intervenir ici) a ré-enchanté ma journée. J'avais hâte d'y revenir pour vous dire combien j'en étais troublée et combien j'ai apprécié toute cette bienveillance, votre soin attentif, à chaque étape de l'écriture. Il y a un mot que j'aime bien, et qui chaque fois que je viens me promener ici, se lit entre les lignes, c'est le mot "élégance". Vous êtes un sacré écrivain JEA ! et un être humain très humain ;-)
Pardonnez ce retard bien involontaire, merci d'avoir transmis le message à vos lecteurs dont les commentaires me touchent aussi + que de très près. Enfin voilà, vous m'avez eue vulnérable. Je ne sais comment vous remercier pour ce beau billet que je reçois comme un cadeau doux et fin. Merci encore à vous. A vos lecteurs.
Bien amicalement.

JEA a dit…

@ Frasby

cette nouvelle, vous l'écrivez avec de la pluie
et paradoxalement, elle nous donne des larmes de soleil

frasby a dit…

@Brigetoun : JEA a dit l'essentiel "un précieux compliment, oui !!! je viens donc confirmer sans réserve... Merci à vous.

@ D.Hasselman : Merci pour votre commentaire très beau, vos notes extralucides. Je trouve assez troublant d'y retrouver le nom de Gracq...
Je pensais à la dernière phrase de "la presqu'île", que vous connaissez certainement...
Et qui n'est peut être pas sans rivages...

@Zoë Lucider : Merci infiniment ! (j'ai l'impression d'être comme à la distribution des Césars, pivoine et bredouillante, donc très en manque de vocabulaire pour remercier ;-) Mais savez vous Zoë, que sous votre arbre il m'arrive de passer
des nuits entières ? Même si je commente peu. Les nuits à lire chez vous passent trop vite. Quant au bonheur de découvrir, il est réciproque, (au fil du temps l'arbre à palabres... si je vous disais... ;-)

frasby a dit…

@JEA : A force de me toucher vous allez me couler sous la pluie, (comme une statue qui danse mais discrètement) et j'en serai tout à fait ravie
(danse de la pluie à "l'indien" des Ardennes ;-)
J'aime trop la pluie pour qu'elle n'apporte que du maussade, et si peu le soleil, qu'en larmes (pas trop, juste ce qu'il faut) je ne doute pas qu'il serait moins insolent, un petit peu moins totalitaire.
Merci merci merci .... (Mille mercis)

zoé lucider a dit…

JEA en Nagra, quelle bonne idée, avec une lampe de mineur au front, du coeur à l'ouvrage pour tirer vers la lumière les pépites qu'il sait discerner sous leur gangue

JEA a dit…

@ zoé lucider

le mot "mineur" de votre commentaire fait remonter à la surface de mes souvenirs cette réplique d'Audiberti interrogé à la radio :
- le journaliste suffisant : "Audiberti, vous êtes un poète, mais un poète mineur..."
- Audibert : "Mineur ? Certes, mais mineur de fond !"

Cactus a dit…

en 2010 j'ai envie de vous nommer KFB/KFB !
z'en pensez quoi ?
sinon venez trouver ma nigme !

Elisabeth.b a dit…

C'est vraiment très gbdjmf, mon cher Dbduvt !

JEA a dit…

@ Elisabeth.b

après 8 ans de latin, là, je le perds...

JEA a dit…

@ Cactus

si votre nomination ne concerne pas Frasby,
KFB : King For Belgium ???
quand même pas, j'espère

Tania a dit…

Il est formidablement vivant, ce "Royaume des morts" qui nous embarque bon gré mal gré dans les cahots du rite familier. Une plume, cette Frasby ! JEA, merci.

frasby a dit…

@Zoë Lucider : JEA en Nagra ! essayons ça !!!
vite ! vite ! (des bonnes résolutions pour 2010)
J'applaudis à vos notes majeures !
Mais en bandoulière, ce n'est peut être pas une bonne idée, il se sentirait peut être un petit peu prisonnier ...

frasby a dit…

@Cactus : Rien à voir avec King for Belgium.
J'ai beau suivre scrupuleusement vos instructions, je n'arrive toujours pas à commenter chez vous.
(ô rage !).
(Pardonnez moi, JEA, d'abuser de votre espace de publication pour passer un message personnel, vous comprendrez que c'est pour la bonne cause ;-)

frasby a dit…

@Tania : Votre appréciation me touche beaucoup. Autant que la tournure exquise de votre commentaire.
Merci infiniment.

frasby a dit…

@Elisabeth.b : Je vous salue amicalement ;-)

Elisabeth.b a dit…

Itou chère Frasby.
Belle journée à vous.

doulidelle a dit…

Merci aussi à « Mo(t)saîque » de me faire connaître « Frasby » et le style gouailleur, au présent, qu’il prête à la petite fille rêveuse évoluant dans une atmosphère de visite au cimetière et aux défunts …

JEA a dit…

@ doulidelle

merci d'avoir pris votre coupe-papier pour venir ici...

Anna de Sandre a dit…

Frasby la magnifique chez vous est aussi belle plume que sur ses terres gionesques.

JEA a dit…

@ Anna de Sandre

Frasbyzarre, comme c'est bizarre, vous avez dit Frasby ?

Saravati a dit…

Une ambiance réaliste sur la "sérénité" des relations familiales, admirablement bien décrite !
Il est des choix vitaux qui sont parfois douloureux pour ceux qui restent et n'oublient jamais.

Superbe hommage, JEA, votre âtre est un lieu où l'on se sent bien et qui diffuse de belles flammes talentueuses !

doulidelle a dit…

A titre informatif, je vous signale que je lance sur mon blog, ce jour, un nouveau rappel de notre devoir de mémoire de « Blancs », en racontant l’histoire des « esclaves noirs » que nous avons arraché à leur forêt natale et expédié par bateaux entiers dans le but d’utiliser les survivants de ces « cargaisons » à produire les biens qui ont fait notre prospérité … N’oublions pas que tous les Haïtiens sont les descendants de ces esclaves … Nous devons nous mobiliser pour les aider à reconstruire un endroit de vie décent sur un sol menacé par un sol instable.